Le chant des cerises

Expériences et conception en permaculture

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Plantes tolérantes aux inondations

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Un billet de circonstance dans ce printemps pluvieux sans fin. Voici une liste d’arbres intéressants dans une conception permaculturelle, et reportés comme ayant résisté à au moins 180 jours d’inondation par les US Corp of Engineers Divisions. La liste est tirée d’Arboriculture par Richard W. Harris, seconde édition p. 621.

  • Pécaniers (Carya aquatica, C. ovata*, C. illinoensis, C. laciniosa*)
  • Févier d’Amérique (Gleditsia Triacanthos)
  • Plaqueminier américain (Diospyros Virginiana) – Pourrait servir de porte greffe pour D. Kaki ?
  • Chêne à gland doux (Quercus macrocarpa)
  • Saules (Salix spp., S. alba var tristis, Salix nigra)

* C. laciniosa est cité dans Edible Forest Garden comme étant tolérant aux inondation contrairement à C. ovata.

Cette liste étant nord-américaine, il y aurait matière à la compléter par d’autres espèces. Mais elle a le mértite de montrer qu’un espace inondé peut malgré tout être productif.

Les espèces qui me viennent à l’esprit sont l’aulne glutineux (Alnus glutinosa) et les sureaux (Sambucus spp.). Mais rien ne vaut l’expérience, voir par exemple les dégâts constatés par une passionnée de sureaux.

Annonce: je cherche pour l'automne prochain des graines de variétés connues de feijoa, d'amélanchier, de goumi (elaeagnus multiflora), de chalef (e. umbellata), et de ragouminier (prunus tomentosa). Si vous avez la chance d'avoir de tels fruits dans votre jardin, vous pouvez aider notre projet, en prenant contact avec moi, merci !





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C’est le printemps !

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Quel plaisir de voir le jardin s’éveiller après ce repos hivernal bien mérité. Petite mosaïque des arbres ou arbustes plantés ou semés l’année dernière.

La principale surprise est le débourrement précoce du groseillier épineux ‘Invicta’, bien en avance par rapport à ses trois autres camarades. J’avais remarqué l’année dernière qu’il avait perdu ses feuilles bien plus tard que les autres, mais j’ai mis ça sur le compte de sa jeunesse, mais peut être pas. Je l’ai choisi car il supporte encore mieux l’ombre que les autres groseilliers épineux, c’est peut être grâce à ce débourrement précoce.

Dans les autres « match » de précocité, le mûrier ‘Pakistan’ est en avance sur ‘Townsend’, lui même sûrement en avance par rapport aux autres. La consoude de Russie ‘B4′ est plus développée que la ‘B14′, et les elaeagnus umbellata sont plus précoces que les caragana arborescens. Les kiwi à chaire jaune (‘Soreli’ et ‘Belen’) sont en avance sur les autres kiwis (‘Sollissimo Renact’ et ‘Green Light’). Les kiwais sont plus lents au démarrage, le plus avancé étant ‘Rogow’, soit parce qu’il est le plus gros sujet, le plus vigoureux, ou parce que ce serait un hybride (ses feuilles sont différentes de mes autres kiwais ‘Nostino’ et ‘Amdue’).

Quant aux Feijoa, ils ont résisté à l’hiver, même s’ils font un peu triste mine. J’espère qu’ils reprendront des forces bientôt !

Les autres arbres sont encore dans la torpeur de l’hiver.

Argousier Orange Energy

Argousier ‘Orange Energy’

Argousier Leikora

Argousier Leikora

Amandier Laurane

Amandier ‘Laurane’

Feijoa Mamouth

Feijoa Mamouth

Noisetier

Noisetier ‘Corabel’ ?

Feijoa Gemini

Feijoa Gemini

Ronce Dirksen

Ronce Dirksen

Sureau

Sureau

Elaeagnus umbellata

Elaeagnus umbellata

Caragana arborescens

Caragana arborescens

Consoude de russie B4

Consoude de russie B4

Goji

Goji

Bouture josta

Bouture josta

Ronce Chester

Ronce Chester

Kiwai Rogow

Kiwai Rogow

Groseiller épineux Pax

Groseiller épineux Pax

Kiwi Soreli

Kiwi Soreli

Groseiller épineux  Invicta

Groseiller épineux Invicta

Mûrier townsend

Mûrier townsend

 

Annonce: je cherche pour l'automne prochain des graines de variétés connues de feijoa, d'amélanchier, de goumi (elaeagnus multiflora), de chalef (e. umbellata), et de ragouminier (prunus tomentosa). Si vous avez la chance d'avoir de tels fruits dans votre jardin, vous pouvez aider notre projet, en prenant contact avec moi, merci !





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La résistance aux maladies et ravageurs des variétés fruitières

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Les maladies et ravageurs des fruitiers sont un des principaux problèmes de gestion une fois les arbres plantés. Ils est souvent nécessaire d’observer aux époques critiques, de savoir reconnaître les symptômes, de savoir quand et comment traiter, d’être disponible et ponctuel. Dans une gestion « biologique » et plus encore en permaculture, traiter le problème lors de la conception est vital et permet d’éviter bien des pertes de récoltes ou d’arbres.

Une des possibilités est de planter des espèces fruitières naturellement résistantes aux maladies et ravageurs grâce à leur meilleure rusticité, à l’absence de prédateurs historiques pour les fruitiers importés et marginalement cultivés chez nous, et à une plus grande robustesse pour les fruitiers qui n’ont pas subis une grande sélection au fil du temps.

Parmi ce type de fruitiers, on peut citer les mûriers, plaqueminiers, feijoas, jujubiers, chalefs et figuiers.

Mais comment faire lorsque l’on veut planter des espèces plus classiques, avec un long passé d’améliorations et de culture dans nos contrées ?

La résistance naturelle des variétés aux différentes maladies

Pour la culture des fruitiers plus classiques, la principale solution passe par la sélection de variétés naturellement résistantes aux maladies. Pour cela, il faut avoir accès à ce type d’information, et là les choses se gâtent. Il existe peu de ressources facilement accessibles ou au prix non prohibitif qui rassemblent ces résistances. Les deux ressources auxquelles je me réfère constamment sont le livre Cornucopia 2 de Stephen Facciola et les documents publiés par l’Agroforestry trust, et plus particulièrement l’ouvrage  Fruit Varieties resistant to Pests and Diseases qui rassemble les données qui nous intéressent ici (voir les photos ci-dessous).

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La conception en permaculture passe aussi par l’étude de livres sur les arbres fruitiers.

Le problème est que, sauf exceptions notables, les variétés sont résistantes à certaines maladies mais pas à d’autres, et il faut souvent choisir les maladies que l’on souhaite éviter en priorité. Cette étude est complexe, car il faut prendre en compte la gravité de la maladie, sa probabilité d’apparition, les méthodes de propagation, les facteurs de risque, de lutte prophylactique et réactive. Je ne l’ai faite qu’en partie pour l’instant, en prenant en compte la gravité de la maladie et les facteurs de risque et aggravant.

Voici un exemple de classification des maladies et ravageurs des pommiers, avec pour les trois emplacement des forêts comestibles l’importance de la résistance à la maladie considérée des variétés de pommiers, à savoir utile (★), important (★★), et très important (★★★).

 Maladies Zone 1 Terrain pentu Terrain annexe
 Caractéristiques Brouillards matinaux, sol fertile, riche en azote et en MO, humide à saturé d’eau, densité d’arbres élevée
Sol séchant, pauvre en azote et en MO, soleil matinal, densité d’arbres faible Brouillards matinaux, sol fertile, riche en MO, frais à humide, densité d’arbres élevée
Tavelure ★★★ ★★ ★★★
Oïdium ★★★
Feu bactérien ★★ ★★
Chancre ★★★ ★★ ★★★
Moniliose ★★ ★★

Une fois les variétés sélectionnées en suivant les facteurs de résistance, il faut encore à sélectionner les variétés intéressantes pour étaler la production, avec des goûts intéressants, qui se conservent bien, avec des qualités horticoles notables, prendre en compte la pollinisation et la vigueur … et surtout à trouver les variétés sou forme d’arbres ou de greffons ! Heureusement de bonnes sources de greffons existent en Angleterre ou aux États-Unis.

La recherche de matériel de propagation aurait été plus facile avec des variétés anciennes et locales, mais peu d’informations sont disponibles sur leur résistance aux maladies, et le côté terroir n’est pas un gage de résistance dans ce domaine.

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Le bas du terrain annexe

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Les permaculteurs conseillent d’observer son terrain au moins un an, pour avoir fait le tour des saisons et avoir un bon aperçu des différents aspects (ensoleillement, eau, éléments extérieurs …). Un an est bien sur un minimum, et en voici la preuve.

Le terrain annexe est plutôt plat et fertile, ce qui est propice aux arbres fruitiers. Dans la zone la plus basse du terrain annexe, il y a un changement de végétation que j’avais jusque là sous-estimé.

Terrain annexe, zone du bas

Changement net de végétation suivant la diagonale de la photo.

La photo précédente donne une idée du changement brusque. Cette séparation se voit dans la diagonale de la photo, qui cache un changement d’altitude d’une cinquantaine de centimètres. A droite, des saules, des pruneliers et un tas de broussailles non identifiées. A gauche, des frênes et quelques noyers et fusains.

J’ai d’abord attribué à tord cette séparation par un changement de fertilité, le frêne aiment les sols humides et fertiles; ainsi qu’à un ensoleillement potentiellement inférieur.

Mais la raison est tout autre, et elle m’est apparue dans ce moment propice qu’était le creusement de drains, pour dévier le torrent qui descend de notre source de la route en contrebas.

Et si le changement de végétation n’était pas dû à une fertilité accrue apportée par les crues de la rivière voisine, mais à des inondations ponctuelles de cette même rivière ? Lâchant ma bêche pour mon appareil photo, j’ai eu la confirmation des mes craintes, avec de l’eau affleurant à moins de 5 cm …

Terrain annexe, zone du bas

Le changement de végétation était dû au facteur limitant de la profondeur de la nappe phréatique (ou d’inondations hivernales)

Le bas du terrain passe donc de zone la plus fertile et la plus plate du terrain annexe, à une zone avec un facteur très limitant. Changement de perspective radical …

Quelles options s’offrent à nous dans un tel contexte ?

En reprenant les activités possibles dans le terrain annexe, je regarde quelles sont les options restantes en prenant en compte les nouvelles contraintes :

    • Faire pousser des plantes qui tolèrent des inondations ponctuelles (et qui tolèrent un certain nombre d’heures d’ensoleillement minimum à déterminer).
      Il faut ici se référer au biotope des plantes, et sélectionner les plantes qui poussent sur les berges et les plaines inondables. Les candidats sont pour l’heure : Shellbark Hickory (Carya laciniosa), Sureaux, Asiminier ? Ces trois plantes ont l’avantage de résister à la juglone sécrétée par les petits noyers déjà présents (et le cousin du pécanier en sécrétera aussi !), mais je ne suis pas sûr de leur compatibilité avec l’ensoleillement de la zone.
    • Valoriser les plantes qui poussent naturellement (frênes, noyers)
    • Myciculture. Tout l’espace est très bien adapté à la myciculture. Il est malheureusement l’espace le plus éloigné de l’entrée, et la culture de champignons demande d’être présent régulièrement pour humidifier et récolter. Cette activité pourrait donc ne pas être adaptée, à part si la zone devient plus fréquentée, grâce à :
    • Création d’un espace social : La zone plate, fraîche et humide se prête particulièrement à la détente en été. Cet espace pourrait abriter des tables, chaises, hamacs qui serviraient à se délasser en écoutant le ruisseau; à pic-niquer; à planter des tentes; et à faire des sessions de cours de permaculture au cœur d’une des forêts comestibles.
    • Élevage. La zone peut accueillir un poulailler ou des ruches, et servir à la déambulation des animaux, même si elle n’est pas particulièrement intéressante.
    • Lianes fruitières: si des constructions sont créées, on peut envisager de planter des lianes fruitières sur les « hauteurs » et les faire glisser jusque sur la zone.

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Joyeux noël !

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Un petit billet à contre courant car je viens de recevoir un de mes cadeaux de noël par la poste :

P1060767 Le père noël ne passe plus par la cheminée mais par la boite aux lettres.

Voici la commande effectuée chez la pépinière DuBosc :

  • Kiwi GreenLight + pollinisateur : ce dernier muri un mois avant Hayward, ce qui permet de commencer la saison des kiwis bien avant, et il fleurit plus tard qu’Hayward ce qui le met plus à l’abri des gelées printanières destructrices de fleurs et donc de fruits.
  • Kiwi Soreli + pollinisateur : un kiwi jaune au goût plus sucré qu’Hayward, et bien plus productif
  • Asiminier Sweet Alice : Ce dernier serait plus productif que les autres asiminiers sans pollinisation manuelle, activité dont je me passerais bien !
  • Asiminier Mango : un des plus vigoureux, ce qui n’est pas plus mal pour essayer de garder cet arbre en vie ! Le nom fait aussi rêver, mais il n’a pas plus un goût de mangue que les autres asiminiers (si seulement ils ont un goût de mangue, car parmi les saveurs j’ai pu lire des mélanges comportant banane, mangue, poire et avocat…)
  • Mûrier Townsend : Je ne pouvais être insensible au goût framboisé de ses fruits, et sa maturité précoce dans la saison est un plus (d’ailleurs l’arbre commence à débourrer !)
  • Figuier Marseillaise : résistance à la sécheresse et bonnes figues d’automne particulièrement aptes au séchage ont remportées l’adhésion

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Sous la neige

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Neige

Ballade sous la neige, et salutations des bambous

La neige est tombée ces deux derniers jours, comme ailleurs en France. La neige doit être pensée dans la conception, selon qu’elle est un événement extraordinaire ou fait partie du quotidien hivernal :

  • Prévoir les accès vers et de l’extérieur en cas d’urgence ;
  • Disposer des bons outils (pelle, sel, lampe de poche, eau en bouteille …) ;
  • Prévoir de la place pour les tas de neige issus du déblayage ;
  • Prévoir et intégrer les conséquences du déblayage et du salage des routes par les chasses-neige ;
  • Prévoir des abris extérieurs pour les bêtes (y compris bac de poussière pour les poules ?) ;
  • Organiser la distribution d’eau pour les animaux ;
  • Prévoie un nourrissage pour les oiseaux ?

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Espèces intéressantes pour les différents espaces du terrain annexe

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Dans l’article précédent, j’ai mis en lumière plusieurs espaces où se combinaient besoins, contraintes et opportunité. L’étape suivante est de trouver une liste des espèces et des variétés susceptibles de répondre aux besoins, d’être compatibles avec les contraintes, et pourquoi pas de tirer partie des opportunités, tout en apportant des productions ou services intéressants.

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Pérégrinations sur le terrain annexe

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L’hiver est une période intéressante pour observer un terrain, et je recommande à tous ceux qui en possède un à aller y faire un tour, surtout si ce dernier est broussailleux. Je pense que j’ai finalement eu un semblant de vision global du terrain annexe uniquement après l’avoir vu en hiver. Tout devenait moins impénétrable, moins brouillon, et un peu moins impressionnant. La perception des distances n’est plus la même, la profondeur beaucoup plus importante grâce à l’absence de feuille et de la majorité de la strate herbacée.

Terrain annexe en hiver

Terrain annexe en hiver

 

Les espaces de besoin, de contrainte et d’opportunité

Coupe DDE terrain annexe

Contrainte sur la bordure nord longeant la route : des arbres capables de résister aux charcutages de la DDE

Le terrain annexe possède tout ce dont peut rêver un arbre : le sol y est fertile, frais et profond. En témoigne la présence en masse de frênes, et de nombreux noyers spontanés. En étudiant la parcelle sous l’angle permaculturel, j’ai pris conscience de trois types de caractéristiques qui définissaient quelles espèces étaient les plus pertinente à un endroit donné :

  • Les besoins : la plante remplit un besoin du terrain ou des plantes alentours, c’est un critère obligatoire que le plante doit remplir ;
  • Les contraintes : l’environnement exerce une contrainte qui peut être physique, chimique, socio-culturelle et dont la plante doit pouvoir s’accommoder (ou tirer partie). C’est un critère obligatoire ;
  • Les opportunités : l’environnement offre une possibilité dont la plante peut tirer profit. Ce critère est facultatif mais la plante devient plus intéressante à utiliser

D’un point de vu global, le terrain annexe dans son ensemble fournit de belles opportunités (mais aussi des contraintes) étudiées précédemment. Pour les arbres fruitiers, on peut ajouter les opportunités qu’offre le sol fertile, frais et profond par rapport à la majorité du terrain principal. Un exemple de contrainte socio-culturel est le risque de vol des fruits. La question de planter des plaqueminiers kaki sur le terrain annexe se pose, car les fruits sont très visibles en hiver, et pourraient attirer les passants qui découvriraient cette zone fruitière qui pourrait leur semblait à l’abandon à cause du style brouillon de la forêt comestible, ou ces mêmes passants pourraient endommager des plants sans s’en rendre compte.

A l’intérieur du terrain annexe, plusieurs espaces sont définis par ces trois critères. J’ai parfois fait suivre certaines observations de réflexions, que j’ai mises en évidence grâce à une flèche (→). Il est toujours important de dissocier observation et conclusion, pour ne pas s’enfermer dans un choix trop restreint de solutions, au détriment de la recherche d’une solution plus satisfaisante.

Espèces intéressantes résistantes à la juglone du noyer. Source : A Review of Suitable Companion Crops for Black Walnut.  Scott, R. and W.C. Sullivan. Agroforestry Systems 71(3): 185-193 et Edible Forest Garden, vol. 2 p. 555. Dave Jacke.
Nom Utilisations
Framboisier noir (Rubus occidentalis) Fruits
Groseilliers (Ribes spp.) Fruits, tolérants à l’ombre
Sureau américain (Sambucus canadensis) Fruits, fleurs. Les autres sureaux possèdent surement la tolérance
Mûriers (Morus spp.) Fruits
Asiminier (Asimina triloba) Fruits, tolère l’ombre
Plaqueminier (Diospyros virginiana) Fruits, essayer aussi le plaqueminier kaki (D. kaki), ou utiliser comme porte-greffe
Chalefs (Elaeagnus spp.) Fruits, fixateur d’azote, brise vents
Robinier pseudo-accacia (Robinia pseudoacacia) Fleurs, fixateur d’azote
Érable à sucre (Acer saccharum) Sève (sirop)
Bambous  (Phyllostachys spp.) Pousses, bois (usages multiples)
Noyers (Juglans spp.) Noix
Ginseng (Panax quinquefolium)  Racines médicinales
Ails et oignons (Allium spp.) Bulbes et tiges
Pécaniers (Carya spp.) Noix
Noisetiers (Corylus spp.) Noix, brise vents
Cognassier (Cydonia oblonga) Fruits. Porte-greffe pour poirier ?
Févier d’Amérique (Gleditsia triacanthos) Gousses
Topinambour (Helianthus tuberosus) Tubercules
Vignes américaines (Vitis spp.) Baies. Vignes européennes (V. vinifera) intolérantes

Bordure au sud du terrain

  • Besoins : Brise vent
  • Contraintes : Vent, ne doit pas faire trop d’ombre aux autres arbres, noyer à un endroit (→ résistance à la juglone, voir tableau ci-contre)
  • Opportunités : soleil, possibilité d’accès (récolte) par le champs voisin, écoulement d’eau ? (à étudier)

Bordure au nord du terrain

  • Besoins : Brise vent
  • Contraintes : résistant au vent, ombre des arbres du terrain (→ grands arbres, arbres de forêt type producteurs de noix)
  • Opportunités : possibilité d’accès (récolte) par le champs voisin, l’ombrage n’est pas préjudiciable aux autres arbres (→ pas de limite de taille), écoulement d’eau ? (à étudier)

Bordure avec la route

  • Besoins : protection visuelle et physique pour éviter les curieux (→ persistants)
  • Contraintes : Ombre des autres arbres, ligne électrique de l’autre côté de la route (→ pas de trop grands arbres, ou qui se recèpent), coupes de la DDE (→ arbres de haie ou qui se recèpent)
  • Opportunités : l’ombrage n’est pas préjudiciable aux autres arbres

Espace proche des noyers

  • Besoins : aucun
  • Contraintes : proximité avec les noyers (→arbres résistants à la juglone)
  • Opportunités : les espèces non résistantes à la juglones présentent moins de concurrence avec les espèces qui y sont tolérantes

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Bonne année !

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Bonne année à tous !

Que les projets fleurissent, que les enfants grandissent, que les arbres se plantent, et que les lecteurs de ce blog écrivent des commentaires !

Givre sur feijoa

Givre sur Feijoa, décembre 2012

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Zone humide

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L’hiver est une époque propice à l’observation, et en me baladant aux alentours, je me suis rendu compte que je pouvais déceler des différences d’hydrométries entre différentes parties de notre terrain et de ceux de nos voisins.

Zone humide hiver

Vue d’ensemble du terrain principal

J’ai pris une photo et ai mis les zones plus humides en surbrillance grâce à un logiciel de traitement d’image :

Zone humide hiver

Les traits blancs marquent la limite du terrain, les zones bleues les points d’eau, et la zone rouge la partie plus humide du terrain

La zone bleue la plus haute représente la source intermittente, qui crache un torrent après les fortes pluies d’hiver, et qui coule en filet en été, quand elle n’est pas à sec. La zone bleue inférieure représente le puits, qui nous sert à irriguer le potager et les zones basses, et qui contient de l’eau, même au plus fort de l’été.

La zone rouge représente la zone plus humide, ou l’herbe est plus verte en ce mois de décembre. On voit que le parcours souterrain de l’eau suit une trajectoire assez intuitive.

Cette zone est plus large que la zone humide repérée précédemment par l’étude de la végétation. L’année prochaine, je regarderai si toute la zone est plus humide en été, ou seulement la sous-partie identifiée cet été. Peut être que l’extension de la zone est aussi sèche que la partie sèche dans les 10-20 premiers centimètres du sol, mais plus humide un peu plus en profondeur ? Dans ce cas, la zone étendue dans son ensemble serait propice à la plantation d’arbres fruitiers.

Le terrain de notre voisine sur la gauche de l’image semble également plus humide, l’herbe y étant plus verte. Ce constat est peut être trompeur, car le terrain a été pâturé par un poney, mais son terrain possède également une source intermittente d’hiver, donc il peut très bien y avoir des parcours d’eau souterrains. Est-il possible de capter une partie de cette eau pour rendre plus humide notre terrain ? Question à étudier !

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