Le chant des cerises

Expériences et conception en permaculture

La place des animaux dans un système en permaculture

Loin d’être le fléau écologique que sont devenus les élevages industriels, les animaux domestiques tiennent une place importante dans les systèmes en permaculture. Plutôt que d’y voir une perte d’efficacité (il faudrait 10 unités végétales pour produire 1 unité animale), les animaux complexifient le système, ajoutant des maillons à la chaîne d’utilisation de certaines ressources (donner les restes des repas aux animaux et utiliser le fumier, plutôt que de composter directement). Voici les différents domaines dans lesquels les animaux peuvent être mis à contribution :

En permaculture, nous devons essayer d’employer toutes les possibilités énergétiques d’un élément, et ce qui est unique chez les animaux, c’est qu’ils fournissent des produits utiles à partir de matériaux qui seraient autrement inaccessibles à l’homme. C’est ainsi que les animaux peuvent être utilisés comme :

  • producteurs de viande, de fibres, d’œufs, de duvet, etc., à partir de produits peu utiles à l’homme en tant que tel ;
  • fournisseurs de fumiers de haute qualité, provenant souvent des déchets de l’homme ;
  • pollinisateurs des plantes, et récupérateurs, rassemblant des matériaux dispersés à travers la permaculture ;
  • sources de chaleur rayonnant de leur corps, à utiliser dans les systèmes clos telles les serres et les granges; 
  • producteurs de gaz (CO2 et méthane), à utiliser là aussi dans les systèmes clos telles les serres et les composteurs;
  • tracteurs, creusant la terre. Dans les espaces clos et sur les petits terrains, la volaille, les porcs et les poissons retournent efficacement le sol, le désherbent et l’engraissent ;
  • animaux de trait (de toutes capacités), faisant fonctionner pompes et véhicules ;
  • bulldozers pionniers pour défricher et fumer les zones difficiles avant de les planter;
  • pour contrôler les parasites, en dévorant les nymphes et les œufs de ces derniers dans les fruits tombés à terre, ou dans les arbres et les arbustes;
  • pour concentrer des nutriments spécifiques utiles à l’homme, comme l’azote et les phosphates provenant des mouches et des guêpes;
  • pour nettoyer les filtres à eau ; et
  • pour tondre l’herbe à ras, aidant ainsi à prévenir les incendies.

Pour mettre ces différentes fonctions à profit, nous n’avons qu’à planifier en contrôlant le nombre des animaux et l’espace qui leur est dévolu.

Bill Mollison, Permaculture 2, p.35

Au chant des cerises, nous envisageons différentes productions animales, contraintes par nos centres d’intérêts respectifs, la petite taille du terrain, et la forte pente :

  • Volailles : les volailles devraient s’intégrer harmonieusement avec les nombreux arbres que nous voulons planter, pour stabiliser les pentes;
  • Poissons : si les ressources en eau le permettent, les poissons seront un excellent atout pour le terrain, étant très productif par unité de surface. Malheureusement, l’aquaculture monopolisera des terres plates et restera donc marginale, mais peut en contrepartie améliorer la beauté du lieu;
  • Abeilles : elles s’intégreront parfaitement aux arbres fruitiers, aux petits fruits et au potager;
  • Insectes : pour la consommation des volailles et des poissons !

Bien sûr, ces productions envisagées ne pourront se concrétiser que si le temps, l’envie, les conditions matérielles, les besoins, les forces extérieures et une conception intelligente le permettent !

Annonce: je cherche pour l'automne prochain des graines de variétés connues de feijoa, d'amélanchier, de goumi (elaeagnus multiflora), de chalef (e. umbellata), et de ragouminier (prunus tomentosa). Si vous avez la chance d'avoir de tels fruits dans votre jardin, vous pouvez aider notre projet, en prenant contact avec moi, merci !

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